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Denier
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SERVIR

Le vrai problème avec les lois et les règlementations, c’est qu’il reste toujours des zones grises. Les lois tranchent dans le réel, mais elles obligent à des choix qu’on ne veut (ou peut) pas toujours faire. Les règles départagent, et donc clarifient le regard, mais elles obligent en retour. Ainsi veut-on le bien pour la collectivité, à condition d’être soi-même exempt des efforts que cela exige.
C’est la raison pour laquelle il faut des gens responsables de l’application de la loi. Il y en a dans toute société humaine. Cependant, ils se heurtent à un obstacle, quelle que soit leur bonne volonté. D’une part, ils doivent se faire respecter, et doivent donc maîtriser correctement cette « loi » ; et d’autre part, ils doivent innover lorsqu’il s’agit de produire une nouvelle interprétation. Pour le premier aspect, les spécialistes doivent s’appliquer à eux-mêmes cette loi, sinon leur parole est fausse. En revanche, pour le deuxième volet, ils doivent se tenir par certain côté « en-dehors » de la « loi », car on n’innove pas sans une certaine liberté par rapport aux normes. C’est probablement ce qui arrive aux pharisiens de l’évangile (et aux prêtres du livre de Malachie) : ils veulent bien assumer le deuxième volet, mais échouent à vivre le premier.
Etre responsable vis-à-vis des autres, surtout lorsqu’il s’agit d’affaires divines, ça confère un prestige important. Celui ou celle qui maîtrise les subtilités de la révélation divine est admiré, parfois craint, souvent respecté. Il peut « profiter » de sa position pour desserrer un peu ou beaucoup ce qu’il ressent comme un carcan : lui/elle ne met pas en pratique ces « lois » ou paroles dont il sent bien, comme chacun de nous, qu’elles font un peu violence à notre nature. Tant que l’admiration et le respect sont là, qu’importe, se disent-ils. Ils se nourrissent du regard que les autres portent sur eux.
Mais la vraie nourriture, celle qui rend heureux, c’est la fraternité véritable. Il n’y a en effet qu’un seul père, car tous nous sommes au même niveau d’humanité. Et pour contrecarrer la tentation toujours renaissante de se mettre en position supérieure, Jésus nous dit : « vous n’êtes que des serviteurs de vos frères ». Car, dans la vie chrétienne, gouverner, c’est servir.

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P. Nicolas de Bremond d’Ars

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